Lamuse - Isabelle d'Erceville - novembre 2016

" Fable, très malicieuse et un tantinet politique. Adaptation artistique, qui est aussi originale que surprenante. "

Un conte moderne hongrois met en scène toute une galerie d'animaux personnifiés loufoques. Leur point commun : avoir été conduits dans la clairière par le chat Micamaca quand la tristesse les a submergés. Le spectacle reprend quelques péripéties de la vie dans cette clairière, pas comme les autres, où la liberté est de rigueur. Un des personnages centraux de ce conte est Dom do Dom, une sorte de nounours déglingué, qui ne sait dire que Dom do Dom... et que tout le monde comprend. 
Tout l'intérêt de cette fable, très malicieuse et un tantinet politique, tient aussi à son adaptation artistique, qui est aussi originale que surprenante. Ces animaux bizarres sont représentés par des dessins colorés ou des silhouettes découpées. Ils apparaissent et disparaissent sur un grand décor, une toile peinte, qui occupe tout le fond de ce petit plateau. Une platine et des disques vinyles, sous les yeux des enfants, servent à fabriquer le mouvement des personnages de théâtre d'ombres et à accompagner musicalement les différentes aventures de nos héros. 
Les enfants retiendront de cette fable moderne que la tristesse est un sentiment que l'on peut partager, que les tricheurs sont souvent démasqués et que ceux qui n'ont pas accès au langage se révèlent plein de sagesse.

 

Télérama Sortir - Françoise Sabatier-Morel - février 2014

TTT - on aime passionnément

Et si le carnaval avait été inventé par une vieille marchande de crevettes de Boulogne-sur-Mer ? C'est en voulant échapper à la Grande Faucheuse que Philippine imagine et organise, avec ses amies et les femmes des marins, une grande fête costumée réunissant dans une même assemblée les riches et les pauvres… Cette « fable pour valise et marionnettes » très joliment écrite par Nicolas Ducron (auteur, metteur en scène et compositeur) réussit, dans un espace aussi réduit qu'une valise, à évoquer les bords de mer, l'iode, les embruns, le défilé chamarré, mais aussi l'effroi de Philippine face à la mort… Les décors peints, les marionnettes et les masques de Martha Roméro ne sont pas étrangers à cette belle invitation au voyage, de même que l'interprétation sensible d'Isabelle Hazaël.

Le Point.fr  -  Nedjma Van Egmond - novembre 2010

Philippine, vieille marchande de crevettes de Boulogne, reçoit la visite de la grande faucheuse. Il ne lui reste que cinq jours à vivre. Dire au revoir, goûter aux dernières heures. Bien décidée à en profiter, elle réunit toutes ses copines, saurisseuses et vendeuses, ramendeuses et autres femmes de matelots, pour créer une grande fête, aux frais de leur armateur de patron. Voilà comment naîtra le carnaval, pour défier la mort et permettre aux riches et aux pauvres de festoyer ensemble.

De décors peints en figurines aux mille costumes (des merveilles créées par Martha Roméro), on passe du Bistrot de la marine à la mer grise et déchaînée du Nord, de la modeste demeure de Philippine à l'intérieur cossu d'un bourgeois. C'est une fable magnifique, poétique et foisonnante que celle écrite et mise en scène par Nicolas Ducron. Avec douceur, énergie, et une foule de trouvailles, Isabelle Hazaël anime tout ce petit monde. La scène du carnaval où Philippine échappe à la mort, dans une marée de masques colorés - qui rappellent Ensor - et une musique tourbillonnante, est de toute beauté.

Sélection Spectacles - janvier 2011

De l’art de vivifier le conte en donnant à sourire, rire, méditer sur des thèmes graves, tels que la Mort, les injustices sociales, la pauvreté.

Une valise pose sur un coffre-coulisses à malices, des marionnettes maniées avec une dextérité simple et sans artifices, des figurines de bois et carton, un oiseau qui vole, des décors qui jaillissent comme par miracle de cette valise, puis s’escamotent vers la toile de fond.
Maquillage en direct, fantômes avérées, des moyens matériels sans effets spéciaux au service d’une belle histoire. Celle de la si pauvre Philippine qui, avec sa soupe de crevettes, séduit la Mort venue réclamer son dû de vies à faucher et obtient un court délai qui lui permettra de quitter la vie dans une révérence festive. Ainsi naît, de son imagination et de celles de ses amies et comparses en pauvreté, le moment magique du Carnaval de Boulogne-sur-Mer, où toute hiérarchie sociale s’abolit, pour un bref instant, dans une joyeuse inversion des rôles et des genres.
Le récit, qu’en concocte et met en scène Nicolas Ducron et que joue admirablement Isabelle Hazaël, est d’autant plus magnifique qu’il ne se veut ni larmoyant ni réducteur. Le langage en est châtié, imagé, suggestif. Et les enfants, bouche bée et oreilles attentives, ne sont pas rebutés par un vocabulaire qu’on pourrait juger hors de leur portée. Une intelligente pédagogie de l’attention, portée par la poésie et la grâce du récit et des gestes qui l’illustrent. Un pur enchantement pour les enfants comme pour leurs adultes de parents.
À ne manquer sous aucun prétexte.

Lamuse - Isabelle D'Erceville - novembre 2010

Remarquable et captivant !

Sur scène, une simple valise, qui va se révéler être une vraie malle aux trésors : en effet, Isabelle Hazaël va s’en servir de table, comme castelet, en y déposant des décors à la manière d’un livre d’images. Ces décors sont magiques, des toiles peintes, pour la plupart, mais aussi des maquettes de scènes d’intérieur, exécutées avec beaucoup de minutie.

Ce conte prend vie à Boulogne-sur-Mer, dans le froid, la tempête, sur les plages battues de la mer grise. On y fait connaissance de tous ceux qui peinent au début du siècle et particulièrement les femmes. L’héroïne n’est autre que Philippine, une vieille marchande de crevettes. Celle-ci reçoit, une nuit, la visite de la mort.

Pour détourner son attention et rester encore un peu en vie, elle a l’idée d’organiser une grande fête masquée, qui deviendra le Carnaval ! C’est donc déjà une belle histoire. Isabelle Hazaël la vit et la mime avec beaucoup d’intensité. Son interprétation captive la salle. Les personnages sont des marionnettes de différentes tailles, certaines ressemblent à des santons, d’autres sont très mobiles, comme la faucheuse, un squelette déguisé assez grotesque.
L’ensemble, décors et marionnettes, est très vivant.

Théâtrophile - Thomas​ - février 2014

La naissance du carnaval ou la valise magique contre la mort.

Dans la petite salle confortable de l'Atelier de la Bonne Graine, une malle aux trésors pleine de surprises nous embarque dans une histoire a priori sordide, celle d'une petite vieille s'apprêtant à mourir, rattrapée par une Faucheuse gourmande et sinistre. Sauf que La Naissance du carnaval, spectacle de marionnettes pour petits et grands traite certes de questions graves telles que la mort et les clivages sociaux mais se révèle aussi d'une poésie féerique, acidulée et sentant bon les plages du Nord. Le texte bien ficelé de Nicolas Ducron repose sur les épaules d'une Isabelle Hazaël qui n'a aucunement renoncé à son âme d'enfant. La comédienne fait vivre ce petit monde avec malice et énergie et les bambins tout comme les adultes ont savouré cette heure de théâtre avec un plaisir non feint et une attention quasi religieuse. Une émouvante fable que l'on vous conseille d'urgence d'aller voir jusqu'en mars.

Philippine, vieille marchande de crevettes de Boulogne-sur-Mer est interrompue dans la préparation de sa délicieuse soupe par un invité surprise pour le moins effrayant. La Mort elle-même frappe à la porte de la vieille dame et lui annonce que son trépas est programmé dans cinq jours. Affolée par l'annonce de cette fin imminente, Philippine reprend cependant ses esprits et décide avec l'aide de ses amies d'organiser une immense fête payée par leur patron richissime. Le carnaval est ainsi crée, dans le but de défier la mort et de créer un instant de partage convivial entre riches et pauvres.

Le conte inventé par Nicolas Ducron a le grand mérite de ne jamais prendre les enfants pour des idiots. Les confrontant à des sujets sensibles, abordés de front mais atténués par la forme poétique des marionnettes, ce spectacle ne laisse pas de faire réfléchir sur la peur liée à la conscience de notre fin et le désir de rester en vie malgré la vieillesse. Philippine est une anti-héroïne courageuse, acharnée et culottée. On suit avec excitation sa course contre la montre haletante.

Toujours à la mise en scène, Nicolas Ducron a eu la brillante idée de se servir d'un objet propice à toutes les fantaisies : une valise magique permettant des changements de décors rapides et remplie de trouvailles simples mais très astucieuses. Relevons les différentes tailles des marionnettes, un dépouillement riche d'inventivité et une scène de masques virevoltante et endiablée où l'incroyable Isabelle Hazaël se grime tout comme sa Philippine afin de créer une adéquation entre les petits personnages et la comédienne. D'ailleurs, celle-ci déroule son jeu avec un amusement constant, se plaisant à mimer les voix avec des intonations réjouissantes et donnant vie à cet univers maritime de façon enjouée et nerveuse.
Félicitons enfin le magnifique travail de Martha Roméro, qui s'est occupée des décors, des masques et de marionnettes avec une imagination inspirée et fabuleuse. Le Bistrot de la marine laisse place à la mer sombre et en colère puis à la maison opulente de l'armateur et au taudis de la petite vieille avec un raffinement rustique de détails.
Ainsi, La Naissance du carnaval enchante par l'intelligence des propos, l'inventivité de la mise en scène et le talent énergique d'Isabelle Hazaël. Les différents niveaux de lecture suscités par le texte séduiront toute la famille. D'une valise peut surgir tout un monde fascinant et attirant...

Extraits

Entre spectacle de marionnettes, enquête policière et atelier pédagogique, la Compagnie Auriculaire présente une version humoristique, magique et poétique de cette histoire faisant partie du folklore de l'enfance.  « Boucle d’or, une étrange affaire » fait partie de ces pépites que l'on déniche dans l'univers des spectacles pour enfants. Rue du Théâtre, Marie-Pierre Créon, sept 13

Deux comédiennes tiennent le rôle des différents protagonistes, manipulent objets ou marionnettes à échelles variées, modifient à vue le décor, chaque séquence devenant une des variations possibles du conte. Un procédé original (...) soutenu par une magnifique scénographie. Télérama Sortir, Françoise Sabatier-Morel, oct 13

Joyeuse relecture orchestrée sous forme d’enquête. Mariant allègrement moments cocasses et jolies parenthèses poétiques, amusants délires et trouvailles formelles à tous les étages – les magnifiques décors notamment : cette affaire-là mérite qu’on s’y penche, et avec soin ! Théâtral Magazine, Nedjma Von Egmond, nov 13

Très drôle pour les parents, hors des sentiers battus pour les enfants, cette enquête ne manque pas de créativité. Lamuse.fr, Isabelle D’Erceville, oct 13

 Les personnages grandissent, rapetissent et tournicotent d’une marionnette à une image, en passant par une conteuse, le tout agrémenté d’ombres chinoises. La mise en scène coquette et musicale ravira l’imaginaire des enfants. La Vie, Anne-Laure Filhol, oct 13

Dix versions, dix clés possibles. Théâtre et chansons, minuscules créatures de tissu, de fil et de moumoute, jeux d’ombres chinoises et de lumières, décors miniatures : magique et malin. Elle, Nadjma Von Egmond, oct 13

Décortiquée, étudiée, et manipulée sous tous les angles, cette étrange affaire interpelle. Marionnettes, jeux de lumières, images projetées, théâtre d’ombres manipulés et joués par deux comédiennes, nous offrent un beau moment de théâtre ! Parisocpe, Caroline Munsch, nov 13

Histoire bien léchée. Grâce à des marionnettes, à des mimes, les deux comédiennes proposent dix versions ! Autant de clés pour en percer le mystère. Fémina, Clémence Levasseur, nov 13

Mention particulière pour la scénographie délicate et magique de Karine Lémery, qui est un vrai bijou. À recommander aux enfants donc, ce spectacle qui, sans se prendre au sérieux, est proche de l’excellence. Froggy’s Delight, Nicolas Arnstam , sept 13

 Florence Le Corre signe un texte truculent qui renouvelle le genre du conte en y multipliant les points de vue. On notera particulièrement la poésie du passage en ombre chinoises. Saluons la générosité des deux comédiennes qui prennent un malin plaisir à remonter la trace de Boucle d’or. Théâtres .com, Audrey Jean, sept 13

Isabelle Hazaël s'amuse à construire une mise en scène ludique, inattendue et riche de trouvailles. La pièce est truffé de pépites scéniques, un enchantement pour les sens. Théâtrophile, sept 13

 Un spectacle jeune public qui vaut le détour par sa fraîcheur son intelligence et son humour. Cette histoire de Boucle d’or, en entrecroisant la réalité d’aujourd’hui avec les chemins du conte, déclenche chez tous les spectateurs de 4 à 80 ans l’envie d’imaginer, à leur tour, leur propre version de l’histoire. Théâtrorama, Dany Toubbiana, sept 13

La scénographie est féerique, les décors, les maquettes colorées, les ombres chinoises, la musique, tout nous invite à un beau voyage, une belle histoire initiatique et les enfants réagissent, aiment avoir peur avec l’ours, s’amusent des parents de Boucle d’or. Théâtre Passion, Anne Delaleu, oct 13


Dans la forêt profonde, Boucle d’or retrouve Petit Ours pour un rendez-vous. Et l’ours - enfant unique - demande à la fillette : « Tu veux bien être ma sœur ? ». Ici, le théâtre d’ombres crée la magie. Tout est douceur et intimité. Les Trois Coups, Laura Plas, oct 13

Magie et poésie de l’enfance, un peu comme quand on raconte des histoires sous les couvertures. Mes Illusions Comiques, Audrey Natalizi, oct 13

Télérama, 2005, Henriette Bichonnier

Adaptation du classique "Bonhomme de pain d’épice", par deux conteuses, chanteuses, manipulatrices d’objets. Le spectacle est d’autant plus amusant qu’elles prennent des libertés avec le texte d’origine pour l’enrichir de rencontres. Le bonhomme se trouve ainsi nez à nez avec une infinité de bêtes (...) qu’il roule dans la farine avec humour. Tout ce monde-là sort de valises magiques qui créent un vrai suspens à chaque fois qu’elles s’ouvrent. Un délice.

Famili, 2005, Charlie Guerrier

Un petit bonhomme de pain d’épice encore tout chaud s’échappe de la cuisine pour découvrir le monde.(...) Des comédiennes géniales puisent marionnettes, accessoires et costumes dans deux valises... Un divertissement magique. 

La Tribune, 2006

Adapté du conte traditionnel "Le petit bonhomme de pain d'épice", voici un spectacle bourré de surprises. On y retrouvera différents personnages tels que le coq vantard, le lapin amoureux, des abeilles taquines... Marionnettes et valises remplies de magie font de ce spectacle joué et chanté par Isabelle Hazaël et Mélanie Vaugeois un rafraîchissement idéal pour les fêtes.(...)

Pariscope, 2010, Caroline Munsch

Quel est donc cet objet, que nous montre la conteuse ? A priori, ça ressemble à un bol. Mais détrompez-vous, avec un peu d’imagination, vous y découvrirez la maison de la Princesse Microbe, de son vrai nom Mademoiselle Putride ! (....) Mais quel est ce nouvel objet ? A priori celui-là aussi ressemble à un bol. Mais détrompez-vous, avec un peu d’imagination, vous découvrirez la maison du chevalier Miroir, de son vrai nom, prince Chloroquine ! (...) Donc lorsque la conteuse, s’improvisant magicienne, organise une rencontre entre ces deux personnages, forcément, ça dérape ! Ce conte “antiseptico-crado” est une belle surprise. Un texte drôle et intelligent de Laurent Madiot, joué par deux comédiennes (Isabelle Hazaël et Mélanie Vaugeois) au sens de l’humour “décapant”. Une comédie ponctuée de chansons entraînantes, à découvrir dès 4 ans, pour prendre conscience des conséquences de notre hygiène de vie.

Le Point, 2010, Nedjma Van Egmond

(...) Pas de doute, ces deux-là étaient faits l’un pour l’autre. Une rencontre qui commence par une grosse dispute, et se terminera par une affection sans bornes.  Voilà une fable originale et enlevée, servie par deux comédiennes qui jouent tour à tour les conteuses et héroïnes de l’histoire, faisant valser costumes et accessoires. Entre les saynètes, des chansonnettes. Trois notes de country et des rimes habiles pour un conte rigolo, tour à tour nickel et crado, qui montre, in fine, que les différences, ça enrichit.

Télérama, 2010, Françoise Sabatier Morel

Un conteur fait le récit de la rencontre improbable entre... Putride et le chevalier Chloroquine. Elle est reine de la pourriture, a peur de fondre dans l'eau et a pour seul ami un microbe. Il est prince de la propreté, au risque de tomber en poussière tant il se lave et s'admire tout le jour dans son miroir adoré. Tous deux finissent par accepter les excès et les obsessions de l'autre et deviennent même inséparables. Un dispositif scénique des plus simples (portants pour les costumes et les accessoires), une histoire rigolote (...). Les enfants seront sensibles à la liberté de ton et d'invention du spectacle.

Milk, 2010, Laure Griffin

Un revival de Molière, une ogresse russe pour hurler de rire, des marionnettes pour s'évader et un petit microbe pour s'amuser. Deux conteurs-magiciens donnent naissances à deux personnages. Mademoiselle Putride et le Chevalier Chloroquine. La première est reine de la pourriture et ne se lave jamais, le second a pour unique compagnon son miroir et sa peau est devenue trop fine à force de passer son temps à se laver. Par un fort orage, les deux opposés vont se rencontrer...

Télérama, 2006, Henriette Bichonnier

"Ceci, dit la conteuse, est un bol (elle montre un bol) ; en réalité non, c’est la chambre à coucher de mademoiselle Putride". Et voici mademoiselle Putride qui paraît : en loques, dégoûtante. Sa spécialité : la saleté, les microbes dont elle a réussi à apprivoiser un exemplaire. Puis mademoiselle Putride enlève ses habits pour devenir la conteuse qui présente le chevalier Chloroquine, maniaque du désinfectant. La rencontre entre les deux extrêmes fait comme prévu des étincelles.(...) Et l'on retrouve le talent des deux créatrices du "Petit Bonhomme de pain d'épice".

Famili, 2006, Charlie Guerrier

Une donzelle dégoûtante, Mlle Putride, refuse de se changer. Elle se nourrit des ordures, des gros vers de terre (...) jusqu’au jour où elle rencontre un chevalier éclatant de propreté. Une pièce hilarante.

La Tribune, 2006

Putride et Chloroquine se découvrent jusqu'à devenir amis dans une nouvelle création de l’œuvre de Laurent Madiot, inspiré, "Le Microbe et le miroir". Contes, théâtre et chansons font de ce spectacle une belle démonstration de l'amitié grandissante.(...)

Le Point, 2009, Nedjma Van Egmond

(...) Avec cette valise à malices, et par la seule présence d’une actrice - conteuse - manipulatrice, la compagnie Auriculaire revisite une légende inuit. Un jeune Eskimo parti chasser le caribou, apprend, au contact de la vieille dame, les vertus de la danse et du chant, avant d’organiser une vaste fête à son retour chez lui. Suspendus aux lèvres de la maîtresse de cérémonie, les gamins écoutent religieusement, avant de rire aux éclats, chanter pour certains, et applaudir à tout rompre. Le charme opère aussi chez les plus grands, de ce conte simple, aux allures de joli voyage.

Fluctuat.net, 2009, Catherine Richon

"Au moment même où Timmiak va décocher sa flèche, l'aigle, déployant ses ailes, atterrit juste devant lui. Il enlève les plumes qui lui recouvrent la tête et, devant les yeux du chasseur, l'aigle se transforme en jeune homme..." Un aigle qui se transforme en jeune homme, ça n'est pas banal ! Qu'on entende cette chose nous être racontée, on imagine, on rêve. (...) Nous voici amusés, enchantés devant tant de simplicité : l'aigle devient jeune homme, mais oui, bien sûr ! Pour ajouter à la magie du conte, la Compagnie Auriculaire utilise de petits objets et des marionnettes. (...)

Le Magazine des Métiers de la Petite Enfance, 2010, Bruno Lomenech

(…) Qu’est-ce que la fête? Comment la pense-t-on ? La fête des hommes et des animaux est un spectacle qui offre une réponse poétique et encense la parole. Partager les mots au pays des glaces, c’est magnifier le soleil, la patience de la neige, l’éveil du printemps, conter les naissances… Chanter c’est mettre une voix aux pensées les plus profondes. Le texte de Nadine Allibert est une variation poétique sur la nature, la solitude et la rencontre, traversée de mélopées Inuit. La comédienne Isabelle Hazaël invente en quelques gestes le soleil rasant, la ligne d’horizon, se transforme en un clin d’œil, même son costume intègre le paysage. Elle donne vie à des marionnettes surprenantes face à un paysage qui défile. Les scènes se succèdent, épurées, et nous transportent au fond des océans par des jeux d’ombres et de lumière et doucement, nous propulsent sur les ailes d’un aigle.(...)