Le Point, 2009, Nedjma Van Egmond

(...) Avec cette valise à malices, et par la seule présence d’une actrice - conteuse - manipulatrice, la compagnie Auriculaire revisite une légende inuit. Un jeune Eskimo parti chasser le caribou, apprend, au contact de la vieille dame, les vertus de la danse et du chant, avant d’organiser une vaste fête à son retour chez lui. Suspendus aux lèvres de la maîtresse de cérémonie, les gamins écoutent religieusement, avant de rire aux éclats, chanter pour certains, et applaudir à tout rompre. Le charme opère aussi chez les plus grands, de ce conte simple, aux allures de joli voyage.

Fluctuat.net, 2009, Catherine Richon

"Au moment même où Timmiak va décocher sa flèche, l'aigle, déployant ses ailes, atterrit juste devant lui. Il enlève les plumes qui lui recouvrent la tête et, devant les yeux du chasseur, l'aigle se transforme en jeune homme..." Un aigle qui se transforme en jeune homme, ça n'est pas banal ! Qu'on entende cette chose nous être racontée, on imagine, on rêve. (...) Nous voici amusés, enchantés devant tant de simplicité : l'aigle devient jeune homme, mais oui, bien sûr ! Pour ajouter à la magie du conte, la Compagnie Auriculaire utilise de petits objets et des marionnettes. (...)

Le Magazine des Métiers de la Petite Enfance, 2010, Bruno Lomenech

(…) Qu’est-ce que la fête? Comment la pense-t-on ? La fête des hommes et des animaux est un spectacle qui offre une réponse poétique et encense la parole. Partager les mots au pays des glaces, c’est magnifier le soleil, la patience de la neige, l’éveil du printemps, conter les naissances… Chanter c’est mettre une voix aux pensées les plus profondes. Le texte de Nadine Allibert est une variation poétique sur la nature, la solitude et la rencontre, traversée de mélopées Inuit. La comédienne Isabelle Hazaël invente en quelques gestes le soleil rasant, la ligne d’horizon, se transforme en un clin d’œil, même son costume intègre le paysage. Elle donne vie à des marionnettes surprenantes face à un paysage qui défile. Les scènes se succèdent, épurées, et nous transportent au fond des océans par des jeux d’ombres et de lumière et doucement, nous propulsent sur les ailes d’un aigle.(...)